Dans les classifications internationales, l'autisme fait partit des troubles envahissants du développement.
Le fait qu'il soit TED signifie qu'il a un retard de développement et que ces troubles sont "envahissants" c'est à dire qu'il sont gênants. Enfin c'est en tout cas comme ça que je comprend la chose. Pour le dire un peu autrement, il a un fonctionnement spécifique qui fait qu'il se développe différemment et dans certain cas plus lentement. C'est pour cette raison qu'il est important d'aider l'enfant par des apprentissages précoces, intensifs et adaptés à "ratrapper" les retards ou a les compenser par d'autres aptitudes. C'est très épuisant pour les parents, mais ça vaut le coup.
Il ne faut jamais, jamais, jamais oublier que des autistes (ou TED) s'en sortent. "s'en sortent" ça veut dire apprennent suffisamment de choses pour se construire une vie digne, éventuellement trouver un boulot, avoir des amis, construire un foyer...

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J'entends d'ici certains parents plus expérimentés qui me dirait qu'il ne faut pas donner de faux espoirs, en même temps je pense qu'il serait faux et dangereux de ne pas en donner du tout. Personnellement j'ai lu quelques livres écrits par des autistes, cela m'a aider à construire des perspectives. J'ai particulièrement aimé le livre de Donna Williams (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Donna_Williams). Voici un exemple de personne autiste qui a su trouver sa place

, pourtant c'était pas gagné d'avance et elle n'a pas du tout été aidé par sa famille.
Pour revenir à la différence entre TED et autiste, c'est surtout important vis à vis des institutions. Certains professionnels connaissent l'autisme, mais pas les TED. Il est donc souvent plus facile d'obtenir les aides nécessaires quand l'enfant est "déclaré" autiste.
Pour ce qui est des moyens à mettre en oeuvre pour le bon accompagnement de l'enfant, cela ne change pas grand chose. De toutes façons, quand on parle de prise en charge "adaptée", ça inclut aussi la notion "d'individualisée". Avant d'être autiste ou simplement atteint de TED, l'enfant est avant tout une personne, avec ses spécificités, sa personnalité, ses gouts, ses difficultés et enfin ses atouts.
Les accompagnements éducatifs, quand ils sont bien fait, incluent des évaluations (chiffrées autant que possible) pour ajuster régulièrement la prise en charge aux évolutions et/ou blocages observés, et donc au handicap spécifique de l'enfant.
Ma fille, par exemple, a subit un PEPR (test spécifique) il y a 10 mois quand nous avons laché un sombre CMP au profit d'un accompagnement éducatif (enfin). Celui-ci indiquait des retards de développement variables sur un certain nombre de compétences. Elle vient d'en repasser un très récemment, en 10 mois elle a en moyenne gagné 20 mois de maturation, là ou c'est le plus spectaculaire c'est en motricité ou elle gagne 30 mois !!!

Comme quoi il ne faut pas perdre espoir.
Par contre, j'insiste, il ne faut pas rester seul. Il faut se former et se faire aider. Mais le point de départ de tout ça, c'est de bien s'entourer

. A commencer par un bon médecin, psychiatre ou pédopsychiatre, capable de faire les bonnes prescriptions et de vous aider a avoir un diagnostic fiable et clair. Ensuite constituer une équipe pluridisciplinaire compétente qui saura animer un accompagnement éducatif adapté. Le problème c'est que tout seul il faudrait des années avant de rencontrer LES professionnels satisfaisants les critères.
Je vous recommande la méthode que nous avons choisit : Prendre contact avec une association pour bénéficier de l'expérience des autres. "Accompagnement précoce" veut dire qu'on a pas le temps de tout chercher seul.